The Euro-Mediterranean Human Rights Network's working group on Freedom of association blog.
Le blog du groupe de travail sur la liberté d'association du Réseau Euro-Méditerranéen des Droits de l'Homme.

18/01/2010

3rd EMHRN Free Association Report in the Euro-Mediterranean Region // 3ème Rapport du REMDH sur la liberté d’association dans la région EuroMéd

English

The third report of the Euro-Mediterranean Human Rights Network (EMHRN) presents an overview of the situation of human rights NGOs in countries north and south of the Mediterranean in 2009.

Since the publication of the EMHRN’s last report on freedom of association, in December 2008, there has been very little, if any, improvement in the countries of the Euro-Mediterranean region. On the contrary, individuals’ ability to exercise their right to associate has continued to deteriorate in some respects.

In the countries of the eastern and southern Mediterranean, national legislations continue to restrict human rights activists’ ability to get involved with human rights and minority rights associations or groups suspected of having links to opposition movements. Activists are subject to stringent controls by the authorities, including by the judiciary. The situation is especially dire in Libya, where national legislation prohibits the formation of any group considered to be promoting ideas that undermine the Revolution.

Repressive policies against activists sometimes take a violent form. In Tunisia, for example, harassment and physical assaults against human rights defenders intensified in the months preceding the presidential elections of October 2009. In Syria, the arrest on July 28, 2009 of Mohanad Al-Hassani, the president of the Syrian Organization for Human Rights (Sawasiah), who had monitored prison conditions in the country, was an additional reminder of the urgent need to implement the recommendations made by the EMHRN during the past three years.

While the situation may be less extreme, restrictive laws and practices also are prevalent in other countries of the region. Recent declarations in Egypt and Algeria that national legislations governing associations would be amended, as well as accusations by key figures that human rights organizations were “a threat to national security”, were ominous signs that the extensive powers of the countries’ security apparatuses might be strengthened even further. Similarly, in Israel, the recent debate aiming at restricting the right of NGOs to receive foreign funds constituted a new source of concern, as it highlighted a determination to silence NGOs that denounce human rights violations. Meanwhile the proposed amendments to the 2008 Jordanian Law on Societies would require founding members to seek official authorization prior to incorporating an organization and would impose restrictions on the activities organizations are allowed to engage in. In that, the proposed amendments are indicative of the region’s enduring illiberal legislative approaches, which contravene international standards on freedom of association.

The actual practice of the authorities also often violates international standards in relation to freedom of association, even where legislation is not as restrictive. Thus, in the Occupied Palestinian Territories, political and security concerns resulting from the political division between the West Bank and the Gaza Strip drastically limit the right to form or join an association, despite the presence of a modern legal framework regulating the establishment and functioning of associations.

The situation is much more favorable in Lebanon and, to a lesser extent, in Turkey, where (Kurdish) minority associations nonetheless face serious obstacles when it comes to freedom of association, and in Morocco, where a number of associations still continue to encounter obstacles in registering due to the administrative authorities’ failure to implement the law. In these three countries, it is important that the authorities institutionalize the positive measures they have taken.

Within the countries of the European Union, the situation with respect to freedom of association continues to be generally positive due to the judicial monitoring of the European Court of Human Rights and the recommendations of the Council of Europe Expert Council on NGO Law. However, some campaigns to disrupt the actions of activists defending the rights of foreigners or minorities prove that there is still no room for complacency.

In this 100-page follow-up report, the EMHRN reviews both violations of the right to freedom of association and progress achieved in the 11 countries south and east of the Mediterranean and in the countries of the European Union. The report also contains a thematic chapter on the problems faced by ethnic, cultural, linguistic and religious minority associations and a note on the increasingly important role played by “fake” NGOs (commonly called “government-organized NGOs” or “GONGOs”), both at the national and international level (for instance, at the UN).

The report is available on the EMHRN website at: http://en.euromedrights.org/index.php/news/emhrn_releases/67/4076.html


Francais

Le troisième rapport du Réseau Euro-méditerranéen des Droits de l’Homme (REMDH) présente l’évolution de la situation des ONG de défense des droits de l’Homme du Nord et du Sud de la Méditerranée en 2009.

Depuis le dernier Rapport de décembre 2008, force est de constater qu’il n’y a eu que très peu, sinon aucun changement positif concernant la liberté d’association dans les pays de la région euro-méditerranéenne. Sur certains points, il y a même eu une dégradation de la capacité d’exercer ce droit…

Pris dans l’étau d’une législation nationale stricte, Libye en tête, où la législation nationale interdit la création de tout groupe fondé sur des idées contraires à celles de la Révolution, les activistes de l’Est et du Sud de la Méditerranée souhaitant s’impliquer au sein d’associations de défense des droits de l’Homme, de défense des minorités ou encore de groupes soupçonnées d’être affiliées à des mouvements d’opposition sont de plus soumis à un contrôle scrupuleux des autorités administratives, et dans certains cas, d’autorités judiciaires au pas.

Cette politique répressive contre les militants associatifs prend parfois des formes violentes. En Tunisie, les actes de harcèlement et les agressions physiques des défenseurs des droits de l’Homme se sont intensifiés à l’approche des élections présidentielles d’octobre. En Syrie, l’arrestation, le 28 juillet 2009, de Mohanad Al-Hassani, Président de l’Organisation syrienne des Droits de l’Homme (Sawasiah), connu pour son implication dans le suivi des conditions de détention dans le pays, est également venu confirmer la nécessité de mettre en œuvre les recommandations, notamment, développées par le REMDH depuis trois ans.

Sans aller jusqu’à cet extrême, les autres pays de la région connaissent également des législations ou des pratiques strictes. Les annonces d’amendements législatifs aux lois sur les ONG entendues cette année en Egypte ou en Algérie, et les commentaires inquiétants de certaines personnalités accusant les organisations de droits de l’Homme « de menacer la sécurité nationale » qui s’en sont suivis, laissent présager un renforcement des pouvoirs des services de sécurité. De même, en Israël, de récentes déclarations visant à restreindre le droit des ONG à recevoir des financements de l’étranger constituent une nouvelle source de préoccupation, tant ils semblent motiver par la volonté de faire taire celles qui dénoncent les violations des droits de l’Homme. A l’instar des modifications législatives introduites à la loi jordanienne sur les sociétés, adoptée en 2008, qui imposent aux associations jordaniennes d’obtenir une autorisation pour leur fondation, ainsi que pour chacune de leurs activités, les évolutions législatives actuelles ne vont pas dans le sens d’une approche libérale en conformité avec les standards internationaux à cet égard.

Lorsque ce n’est pas la législation, c’est la pratique des autorités qui est en violation avec les standards internationaux relatifs à la liberté d’association. Dans les territoires palestiniens, en dépit de l’existence d’un cadre juridique moderne pour réglementer l’enregistrement et le fonctionnement des associations, les considérations politiques et sécuritaires, imputable à la division politique entre la Cisjordanie et la bande de Gaza, prennent désormais le pas sur le système des libertés publiques, compromettant gravement le droit de former une association ou d’y adhérer.

La situation des ONG est nettement plus favorable au Liban ou, à moindre mesure, en Turquie où les associations de défense des minorités, kurdes notamment, rencontrent de sérieux obstacles lorsqu’ils souhaitent s’organiser, ou au Maroc où les difficultés d’enregistrement d’un certain nombre d’associations, du fait de la non-mise en œuvre des dispositions légales par les autorités administratives, ont encore perduré cette année, attestant la nécessité, dans ces trois pays, que les autorités prennent toutes les mesures nécessaires afin d’institutionnaliser les mesures positives prises.

La situation en matière de liberté d’association au sein des Etats membres de l’Union européenne continue d’être globalement positive du fait tant du contrôle judiciaire de la Cour européenne des droits de l’Homme que des recommandations du Conseil d’experts du Conseil de l’Europe sur le droit en matière d’ONG. Cependant, certaines campagnes de déstabilisation opérée contre les défenseurs des droits des étrangers ou des minorités n’offrent la place à aucune forme de complaisance.

Dans ce Rapport de suivi de plus de 100 pages, le REMDH dresse le bilan des violations et des avancées au droit d’association dans les 11 pays du Sud et de l’Est de la Méditerranée et dans les pays membres de l’Union européenne. Il consacre également un chapitre thématique sur les difficultés rencontrées par les associations de défense des minorités ethnique, culturelle, linguistique et religieuse. Il contient enfin une note sur le rôle croissant des « fausses » ONG (communément dénommé « GONGO » ou organisations gouvernementales) tant au niveau national que dans les structures internationales (ONU notamment)

Le Rapport est disponible sur le site Internet du Réseau euro-méditerranéen des droits de l'Homme à l'adresse: http://fr.euromedrights.org/index.php/news/emhrn_releases/61/3694.html


Arabic


حرية التجمع والتنظيم تحت التهديد


التقرير الثالث للشبكة الأورو-متوسطية لحقوق الإنسان يقدم استعراضاً عاماً لوضع المنظمات غير الحكومية المعنية بحقوق الإنسان في بلدان شمال المتوسط وجنوبه خلال عام 2009.


منذ أن أصدرت الشبكة الأورو-متوسطية لحقوق الإنسان في كانون الأول/ ديسمبر 2008 تقريرها السابق حول التجمع والتنظيم, لم يحدث سوى تحسن ضئيل جداً، وفي بعض الحالات لا تحسن إطلاقاً، في بلدان المنطقة الأورو-متوسطية. وفي بعض الحالات حدث عكس ذلك إذ تواصل تدهور قدرة الأفراد على ممارسة الحق بحرية التجمع والتنظيم.


واصلت التشريعات الوطنية في بلدان شرق وجنوب المتوسط تقييد قدرة نشطاء حقوق الإنسان على الانخرط في الجمعيات المعنية بحقوق الإنسان وحقوق الأقليات أو في المجموعات التي يشتبه بارتباطها بحركات المعارضة. ويخضع النشطاء لسيطرة شديدة من السلطات، بما في ذلك من السلطة القضائية. الوضع شديد الوطأة في ليبيا بصفة خاصة، حيث تحظر التشريعات الوطنية تشكيل المجموعات التي تعتبرها السلطات بأنها تروج لأفكار من شأنها إضعاف الثورة.

وأحياناً تأخذ السياسات القمعية ضد النشطاء شكلاً عنيفاً. ففي تونس على سبيل المثال، اشتدت المضايقات والاعتداءات البدنية ضد المدافعين عن حقوق الإنسان خلال الأشهر التي سبقت الانتخابات الرئاسية التي جرت في تشرين الأول/ أكتوبر 2009. وفي سوريا، اعتقلت السلطات في 28 تموز/ يوليو 2009 السيد مهند الحسني، رئيس المنظمة السورية لحقوق الإنسان (سواسية)، الذي كان يراقب أوضاع السجون في البلاد، مما يمثل تذكيراً إضافياً بالحاجة الملحة لتنفيذ التوصيات التي وضعتها الشبكة الأورو-متوسطية لحقوق الإنسان خلال السنوات الثلاثة الماضية.


وفي حين قد يكون الوضع في البلدان الأخرى في المنطقة أقل تطرفاً، إلا أن القوانين والممارسات التقييدية سائدة فيها أيضاً. فقد أعلنت مصر والجزائر مؤخراً عن عزمهما تعديل التشريعات الوطنية التي تحكم الجمعيات، كما أطلقت شخصيات بارزة اتهامات بأن منظمات حقوق الإنسان تشكل "تهديداً على الأمن الوطني"، مما ينذر بأن السلطات الواسعة التي تتمتع بها الأجهزة الأمنية قد تزداد أكثر مما هي عليه الآن. وبمثل ذلك، بدأ يدور مؤخراً في إسرائيل جدال يهدف إلى تقييد حق المنظمات غير الحكومية بتلقي التمويل الأجنبي، مما يمثل مصدراً جديداً للقلق إذ أنه يدل على عزم السلطات على إسكات المنظمات غير الحكومية التي تستنكر انتهاكات حقوق الإنسان. في حين أن التعديلات المدخلة على قانون الجمعيات الأردني الصادر عام 2008 سيتطلب من الأعضاء المؤسسين للجمعيات الحصول على تصريح رسمي قبل تشكيل منظماتهم، كما ستفرض قيوداً على النشاطات التي يسمح للمنظمات بمزاولتها. وعلى ذلك فإن هذه التعديلات المقترحة تمثل مؤشراً على تواصل النهج المتشدد للتشريعات في المنطقة، والذي يتعارض مع المعايير الدولية لحرية التجمع والتنظيم.


الممارسات الفعلية للسلطات عادة أيضاً ما تنتهك المعايير الدولية لحرية التجمع والتنظيم، حتى عندما لا تكون التشريعات متشددة. وهكذا نجد أن الشواغل السياسية والأمنية في المناطق الفلسطينية المحتلة، والناشئة عن الانقسام السياسي بين الضفة الغربية وقطاع غزة، تؤدي إلى تقييد شديد للحق بتشكيل الجمعيات أو الانضمام إليها، وذلك على الرغم من وجود إطار قانوني عصري ينظم تأسيس الجمعيات وعملها.


الوضع أفضل بكثير في لبنان، و إلى حد أقل في تركيا حيث تواجه الجمعيات المعنية بالأقليات (وخصوصاً الأقلية الكردية) عقبات خطيرة عندما يأتي الأمر إلى حرية تكوين الجمعيات. وفي المغرب، ما زال عدد من الجمعيات يواجه عقبات في التسجيل بسبب تقصير السلطات الإدارية عن تطبيق القانون. وفي هذه البلدان الثلاث، من المهم أن تعمل السلطات على مأسسة الإجراءات الإيجابية التي اتخذتها.


أما ضمن بلدان الاتحاد الأوروبي، فقد ظل الوضع فيما يتعلق بحرية التجمع والتنظيم إيجابياً عموماً جراء الرقابة القضائية من قبل المحكمة الأوروبية لحقوق الإنسان والتوصيات الصادرة عن مجلس الاستشاريين التابع للمجلس الأوروبي بشأن قانون المنظمات غير الحكومية. بيد أن بعض الحملات الهادفة إلى تعطيل جهود النشطاء المدافعين عن حقوق الأجانب والأقليات تثبت أنه لا مجال حتى الآن للشعور بالرضا الكامل.


في تقرير المتابعة هذا الذي يقع في 100 صفحة، تستعرض الشبكة الأورو-متوسطية لحقوق الإنسان الانتهاكات التي حدثت ضد الحق بحرية التجمع والتنظيم، إضافة إلى استعراض التقدم الذي حدث في 11 بلداً من بلدان شرق المتوسط وجنوبه وبلدان الاتحاد الأوروبي. يحتوي التقرير أيضاً على فصول معنية بموضوعات محددة بشأن المشاكل التي تواجهها جمعيات الأقليات الإثنية والثقافية واللغوية والدينية، كما يتناول الدور المهم والمتنامي الذي تلعبه المنظمات غير الحكومية "المزيفة" (والتي عادة ما يطلق عليها عادة اسم "المنظمات غير الحكومية التابعة للحكومات")، وذلك على الصعيدين الوطني والدولي (في الأمم المتحدة، مثلاً).


التقرير متاح على الرابط التالي http://ar.euromedrights.org/index.php/publications/emhrn_publications/emhrn_publications_2009/3669.html


08/01/2010

GT du REMDH sur la lib association réunion 21-22 novembre 2009 // EMHRN Free Association WG Meeting 21-22 November 2009

FRANCAIS


Objectifs de la réunion:

1. Analyse des recommandations du Rapport 2009 sur la liberté d’association et identification des pays/difficultés sur lesquels les efforts de lobbying devront se concentrer

2. Evaluer le processus de rédaction du Rapport 2009

3. Etablir un agenda pour les prochaines activités du Groupe de travail

4. Acquérir une formation sur les institutions de droits de l’Homme de l’Union européenne et sur les opportunités de lobbying que celles-ci offrent

Jour 1

9.00 – 9.30 Enregistrement des participants

9.30 -11:00 Session 1: Mot de bienvenue, Présentation et Approbation de l’agenda et des objectifs de la réunion du Groupe de travail

Modérateur: Wadih Al Asmar

- Tour de table des participants

- Approbation de l’agenda

- Approbation formelle du compte-rendu de la dernière réunion

- Aspiration des participants

11.00-11.30 Pause café

11.30- 13.30 Session 2: Initiation aux mécanismes droits de l’Homme dans les relations UE – Pays Med. et sur les opportunités de plaidoyer

Moderateur: Delphine Reculeau

- Initiation aux mécanismes droits de l’Homme UE-Pays Méd. – par Emilie Dromzee -1h

- Explorer les opportunités de plaidoyer 2010

- Identification de priorités à faire valoir avec les autorités espagnoles lors de rencontres prévues le 23 novembre

- Objectif: Fournir une formation sur les institutions de droits de l’Homme de l’UE

- Documents de travail: 3ème Rapport sur la Liberté d’association, Document de plaidoyer préparé en coopération avec le Bureau de Bruxelles

13:30- 15:00 Pause déjeuner

15.00-18:00 Session 3: Conclusions du Rapport 2009 sur la liberté d’association dans la région EuroMed et adoption d’une stratégie de plaidoyer

Modératrice: Khémaïs Chammari

- Mise à jour sur la situation dans les pays EuroMed par les participants: évaluer les progrès et les reculs après deux ans et identifier les pays prioritaires pour des visites de plaidoyer en 2010

- Présentation des succès de lobbying rencontrés par le GT Genre, par Magali Till (membre du CE du REMDH) – 10’

- Créer des synergies avec les partenaires internationaux (Club de Madrid, APDHE (tbc)) ainsi qu’avec le projet Solidarité

- Organiser des conférences simultanées pour lancer le Rapport sur le terrain – engagement des membres

- Prévoir des actions de plaidoyer dans les pays qui ne sont pas représentés dans le GT

- Objectif: Identifier les pays/difficultés sur lesquels les efforts de lobbying devront se concentrer

- Documents de travail: 3ème Rapport sur la Liberté d’association

Pause café organisée

21.00 Diner

Jour 2

09.30-11.00 Session 4: Evaluation du processus de rédaction de la Revue Liberté d’association 2009

Modératrice: Nassera Dutour

- Evaluer le processus de rédaction des rapports, communiqués (méthodologie, recrutement des chercheurs, task forces pour la rédaction des indicateurs, séminaires organises par les membres du GT, retour des membres du REMDH, implication du GT Genre…)

- Réflexions sur comment améliorer le processus (comment renforcer l’implication des membres durant le prochain processus de consultation ? Comment impliquer les associations de base (grass-roots organisations)?

- Objectif: Evaluer le travail effectué durant les 6 derniers mois

11:0-11:30 Pause café

11:30-13:30 Session 5: Définir les termes de référence du GT et enrichir le plan de travail 2010

Moderatrice: Ashraf Mikhail

- Discuter les termes de référence du GT

- Discuter le Programme de travail 2010-2011 / Pont avec le Projet Solidarité

- Suivi de la suggestion d’un séminaire Casablanca +10

- Objectif: Fournir des contributions au programme de travail

- Documents de travail: Projet de ToR, Programme de travail 2010-2011

13:30 - 14.30 Pause déjeuner

14:30-15:45 Session 6: Rapport Liberté d’association 2010

Modérateur: Hassan Aharrat

- Discussions sur comment terminer le cycle du projet

- Premières discussions sur le contenu du Rapport Liberté d’association 2010 (évaluation de la situation au niveau national ou régional? Nécessité d’introduire un paragraphe sur le paysage de la société civile)

- Objectif: Fournir des contributions au programme de travail

15:45-16:00 Evaluation de la réunion du Groupe de travail

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ENGLISH

Aims of the meeting:

1. To analyse the 2009 Freedom of Association Review’s recommendations to identify issues/countries priorities to focus on in lobbying efforts

2. To evaluate the process of the drafting of the 2009 FOA Review

3. To build an agenda for the next activities of the Working Group

4. To acquire a training on EU institutions and lobbying with a focus on the freedom of association

DAY 1

9.00 – 9.30 Registration of participants

9.30 -11:00 Session 1: Welcome, Presentation and Agreeing on the Agenda and Objectives of the Working Group Meeting

Moderator: Wadih Al Asmar

- Roundtable of participants

- Agreeing on the agenda

- Formal approval of minutes from last meeting

- Expectations from participants

11:00-11:30 Coffee Break

11:30- 13.30 Session 2: Training session about the HR mechanisms in the EU–Med. Countries relations and about the advocacy opportunities

Moderator: Delphine Reculeau

- Training about the HR mechanisms in the EU–Med. Countries relations – by Emilie Dromzee, EMHRN Brussels Office – 60’

- Exploring advocacy opportunities in 2010

- Identification of issues to highlight in meetings with Spanish officials on Nov. 23

- Aim: Provide training on EU instruments related to HR

- Working docs: 3rd Freedom of Association review, Advocacy document drafted in cooperation with our Brussels office

13:30- 15:00 Lunch

15.00-18:00 Session 3: Findings of the 2009 Freedom of Association Report in the EuroMed region and adoption of an advocacy strategy

Moderator: Khémaïs Chammari

- Update on the situation in the EuroMed countries by participants (2-3’ each): evaluate the progress and the setback after a year and to identify countries for advocacy visits in 2010

- Presentation of the EMHRN Gender WG successes in relation to advocacy activities, by Magali Till (EMHRN EC member) - 10’

- Experiences of other guests’ successes (Club of Madrid, APDHE (tbc)) – 10’

- Organise simultaneous conferences to launch the Report in the field – commitment of members

- Plan advocacy actions in countries not represented in the WG

- Aim: Identify key issues/countries to lobby on the basis of the findings

- Working documents: 2009 FOA Review

Including Coffee Break

21.00 Dinner

DAY 2

09.30-11.00 Session 4: Evaluating the 2009 Free Association Review

Moderator: Nassera Dutour

- Evaluating the process of the drafting of reports, statements (methodology, recruitment of researchers, task forces to draft indicators, seminars organised by WG members, feedback from EMHRN members, involvement of the Gender WG in the process…)

- Brainstorming to improve the process (How to strengthen involvement of members during the next consultation process? How to involve grass-roots organisations?)

- Aim: Evaluate the work carried out during the last 6 months

11:00-11:30 Coffee Break

11:30-13:30 Session 5: Planning for the ToR of the WG and Input to Working Plan 2010

Moderator: Ashraf Mikhail

- Discussing the WG terms of reference

- Discussing the 2010-2011 Work Program/ Bridge with the Solidarity project

- Follow-up the suggestion of a seminar Casablanca +10

- Aim: Provide inputs to the Work program

- Working document: draft ToR made by WG

13:30 - 14.30 Lunch

14:30-15:45 Session 6: 2010 Freedom of Association Review

Moderator: Hassan Aharrat

- Discussions on how to end the first cycle of the project

- First discussions about the content of the 2010 Free Association (assessment at the national or at the regional level? Need to have a follow-up paragraph on civil society landscape)

- Aim: Provide inputs to the Work program

15:45-16:00 Evaluation of the Working Group Meeting

02/12/2009

Palestine - Report on Freedom of Association in the Palestinian Territories (15/11/2009)

Report on Freedom of Association in the Palestinian Territories (in Arabic)

See http://www.pchrgaza.org/files/REPORTS/arabic/16-11-09.html

Palestine - PCHR Condemns Raid on al-Dameer Association for Human Rights in Gaza (16/11/2009)

The Palestinian Centre for Human Rights (PCHR) strongly condemns a raid on the offices of the al-Dameer Association for Human Rights in Gaza on Sunday, 15 November 2009, and calls upon concerned authorities to conduct effective investigations and bring the assailants to justice.

On Sunday morning, 15 November 2009, offices of the al-Dameer Association for Human Rights were burgled by unknown persons who stole computers, and electronic files. According to a statement issued by al-Dameer on Sunday, its offices were raided and some of its contents were seized in a manner that raises doubts as to the nature and motivation of the offence, it is not believed that this was a straightforward case of burglary. Al-Dameer staff members, according to the official statement, were surprised that one of the doors into the office was opened. When they started to check their offices and computers they discovered that the offices were searched and documents were checked. They also found that computers had been operated and navigated, the memory of a digital camera documenting al-Dameer's activities was cleaned, and two out of 10 computers were taken.

PCHR reiterates its condemnation of this raid and calls upon concerned authorities to conduct effective investigations, declare the results of investigation and bring the perpetrators to justice.

Tunisie - Arrestations, harcèlement et violences physiques : black out total sur les défenseurs des droits de l’Homme (17/11/2009)

Selon les informations reçues, le 16 novembre, M. Abdelkrim Harouni et M. Hamza Hamza, respectivement secrétaire général et responsable des relations extérieures de l’association de défense des droits de l’Homme « Liberté et Equité », ont été interpelés par les autorités tunisiennes devant leurs domiciles vers 7h du matin. Rapidement, une délégation d’avocats s’est présentée successivement aux bureaux de la police des districts de Kram Ouest et Aryana où résident MM. Harouni et Hamza, sans pouvoir obtenir d’informations sur les raisons motivant ces arrestations ou sur le lieu de détention de ces deux personnes. Ce n’est que vers 19h que MM Hamza et Harouni ont finalement été relâchés, avec une convocation au bureau de police le lendemain pour un nouvel interrogatoire.

Vers midi le même jour, M. Omar Mestiri, directeur de la rédaction du journal en ligne Kalima, membre du Conseil National pour les Libertés en Tunisie (CNLT) et membre du groupe de travail du REMDH sur la liberté d’association a été agressé par une dizaine de policiers en civil, présents devant le cabinet de l’avocat Me Abdelraouf Ayadi, également membre du CNLT. M. Mestiri a été frappé et trainé sur plusieurs centaines de mètres puis poussé dans un fourgon par ses agresseurs qui l’ont violemment insulté et molesté, déchirant ses vêtements, lui portant une série de coups à la tête et dans le dos avant de lui confisquer son téléphone portable. Il a ensuite été conduit et abandonné dans un lieu totalement isolé à une quinzaine de kilomètres de Tunis.

Ces représailles font suite à la venue en Tunisie d’une délégation du REMDH qui comprenait des représentants d’organisations de la société civile européenne (France, Italie, Espagne, Royaume Uni, Danemark). La délégation a pu s’entretenir avec plusieurs organisations tunisiennes indépendantes de défense des droits de l’Homme dans des lieux privés - dans la mesure où le droit tunisien n’exige pas l’obtention d’une autorisation pour se réunir dans de tels lieux.

A la suite de ces réunions, l’ensemble des locaux associatifs des organisations de la société civile indépendante ainsi que les domiciles d’un grand nombre de défenseurs et de défenseuses des droits de l’Homme, y compris des personnes n’ayant pas été en contact avec la délégation du REMDH ont été soumis à une surveillance accrue et ostentatoire de la part de policiers en civil, qui empêchent désormais tout contact entre les défenseurs des droits de l’Homme.

L'Observatoire et le REMDH dénoncent l'arrestation et la détention arbitraires de MM. Hamza et Harouni, les actes de violence à l'encontre de M. Omar Mestiri et l’ensemble des mesures répressives à l’encontre des organisations indépendantes de la société civile tunisienne, en ce qu'ils visent uniquement à sanctionner le libre exercice de libertés fondamentales.

Nos organisations appellent la Délégation de la Commission européenne à Tunis ainsi que les ambassades des Etats-membres de l'Union européenne (UE) en Tunisie, et en particulier la future présidence espagnole de l’UE, à entreprendre immédiatement toute action de protection à l'égard des défenseurs et militants des droits de l’Homme, sanctionnés arbitrairement pour l’exercice pacifique de leurs libertés fondamentales. Les organisations signataires réitèrent leur appel aux organes décisionnels de l’UE pour qu’ils exigent que la Tunisie respecte ses engagements internationaux, et notamment l’article 2 de l’Accord d’Association qui fait du respect des droits de l’Homme une « condition essentielle » de la relation entre l’Union Européenne et la Tunisie.

L’Observatoire et le REMDH demandent par ailleurs aux autorités tunisiennes de :
  • Préciser les charges retenues à l'encontre de M. Hamza Hamza et M. Harouni ;
  • Garantir en toutes circonstances leur intégrité physique et psychologique, ainsi que celle de l’ensemble des défenseurs des droits de l'Homme tunisiens ;
  • Diligenter une enquête indépendante, impartiale et transparente sur les allégations de violences mentionnées ci-dessus, et en rendre les résultats publics, afin d’identifier les responsables, de les traduire devant un tribunal garantissant un procès équitable conformément aux principes de droit international
  • Veiller à ce qu’un terme soit mis à toute forme de menaces et de harcèlement – y compris les mesures de surveillance illégales - à l’encontre de M. Omar Mestiri et de l'ensemble des défenseurs des droits de l’Homme tunisiens

Plus généralement, nos organisations appellent de nouveau la Tunisie à se conformer à l’esprit et à la lettre de la Déclaration universelle des droits de l’Homme ainsi qu’aux dispositions des instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’Homme, et en particulier, l’article 1er de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 9 décembre 1998, selon lequel “chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de promouvoir la protection et la réalisation des droits de l’Homme et des libertés fondamentales aux niveaux national et international”.

Algérie - Liberté d’association et de réunion, une nécessité sociale (7/11/2009)

Les libertés d’association et de réunion connaissent depuis plus d’une décennie une régression continue et un étouffement paralysant. Durant ces années, combien d’associations ont vu leurs demandes d’agrément refusées ? Combien de partis politiques crées ont buté sur le mépris du pouvoir et l’arbitraire de l’administration ? Combien sont les syndicats autonomes et les associations de défenses des droits de l’Homme qui voient leur liberté de réunion entravée sous motif de l’état d’urgence où sous l’effet de l’humeur ambiante ?

Ces entraves, de plus en plus répétées, pèsent lourdement sur la vie associative algérienne et vident la vie publique de toute sa vitalité ; une vitalité pourtant nécessaire à l’organisation d’unesociale. société et à la construction d’alternatives sous la base de la démocratie et la participation

Or, la Constitution algérienne et les principaux textes internationaux de protection des droits de l’Homme, garantissent et protègent la liberté d’association et de réunion. Ces textes la considèrent même comme une liberté indispensable à l’exercice des libertés d’expression, d’opinion et d’information. Ils la considèrent aussi comme un élément déterminant dans toute entreprise de réforme démocratique. Sans elle, point de démocratie ! A ce titre, elle constitue le baromètre de l’état des libertés fondamentales dans une société donnée.

Voir http://www.la-laddh.org/spip.php?article187

Tunisie - Les prisonniers du bassin minier de Gafsa-Redeyef enfin libres (05/11/2009)

L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, un programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), et le Réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme (REMDH) se félicitent de la libération des animateurs du mouvement de protestation sociale du bassin minier de Gafsa-Redeyef à l'occasion du 22ème anniversaire de l'accession au pouvoir du Président Zine el Abidine ben Ali.

Les 4 et 5 novembre 2009, une cinquantaine de personnes qui avaient participé en 2008 au mouvement de protestation du bassin minier de Gafsa-Redeyef ont bénéficié d'une libération conditionnelle. Il en résulte que ces derniers peuvent être renvoyés en prison pour terminer leur peine, si dans les cinq années à venir ils étaient reconnus coupables d'avoir commis un délit ou un crime passible d'une peine de privation de liberté. La plupart de ces défenseurs - les 38 "leaders" du mouvement - avaient été arrêtés en juin-juillet 2008 puis injustement condamnés en appel le 3 février 2009 pour “appartenance à une bande, participation à une entente établie dans le but de préparer ou de commettre un attentat contre des personnes ou des biens” et “distribution [...] de tracts et de bulletins de nature à nuire à l’ordre public”, dans le but manifeste de sanctionner leurs activités en faveur des droits de l'Homme et des libertés fondamentales.

Les 38 "leaders" de Gafsa avaient ainsi été condamnés à des peines allant jusqu'à huit ans d'emprisonnement, au terme de procédures entachées d'irrégularités, les droits de la défense n'ayant pas été respectés et le verdict ayant été rendu en ne tenant pas compte de l'ordonnance de clôture du juge d’instruction faisant mention des stigmates physiques (traces de coups, hématomes) qu’il avait constatés sur 10 des 38 prévenus.

Cependant, l'Observatoire et le REMDH regrettent que cette libération ne soit que conditionnelle et déplore le maintien de la procédure visant MM. Fahem Boukeddous, correspondant de la chaîne privée de télévision satellitaire tunisienne El Hiwar, et Mohieddine Cherbib, membre fondateur du Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT) et président de la Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR), condamnés par contumace.

L'Observatoire et le REMDH remercient toutes les personnes, organisations et institutions intervenues en faveur des prisonniers du bassin minier de Gafsa-Redeyef, et appellent désormais les autorités tunisiennes à :

  • rétablir immédiatement et pleinement leurs droits civils et politiques ;
  • ne s'opposer en aucune manière à leur réintégration pleine et entière dans leurs activités professionnelles ;
  • veiller à ce qu’un terme soit mis à tout acte de harcèlement judiciaire à leur encontre, ainsi qu'à l'encontre de MM. Fahem Boukeddous et Mohieddine Cherbib ;
  • mener une enquête immédiate, indépendante et transparente sur les actes de mauvais traitement intervenus en détention, afin que leurs auteurs soient identifiés et que des poursuites adéquates soient engagées à leur encontre conformément à la loi et aux dispositions internationales en matière de protection des droits de l’Homme ;
  • garantir en toutes circonstances l’intégrité physique et psychologique de l’ensemble des défenseurs des droits de l'Homme tunisiens ;
  • plus généralement, se conformer aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et aux instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’Homme et notamment la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 9 décembre 1998”.

Morocco - HRW: Freedom to Create Associations - A Declarative Regime in Name Only (07/10/2009)

This Human Rights Watch 45-page report says that local representatives of the Interior Ministry often refuse to accept registration papers when a group's objectives or membership displeases the authorities. Moroccan law permits new associations to come into being simply by registering with local authorities, rather than by requiring prior authorization. The law obliges officials to accept the registration papers.

See http://www.hrw.org/en/reports/2009/10/07/freedom-create-associations-0

Egypt - Increased pressure on human rights NGOs as a new draft (24/09/2009)

On September 8, 2009, Dr. Abdel Aziz Hegazi explicitly attacked human rights organisations during a speech given at the American University of Cairo. Mr. Hegazi declared that he did not trust civil society’s activities in the field of human rights, and that human rights organisations and foreign funding in particular were harmful to Egypt's national security. He also affirmed that state security bodies should play a hand in NGO activities. An aggravating factor is that these statements were made as Parliament discusses amendments to the law regulating NGOs. The new draft bill on counter terrorism is also expected to be made public soon. Human rights organization fear the bill will include many of the repressive provisions existing in the current Emergency Law, which permits arbitrary administrative decisions such as closing down NGOs, and other violations of freedom of expression, association and assembly. It also includes a list of "prohibited" activities, which has been criticised for being too vague.

Indeed, in the next parliamentary session in October, the Government will reportedly submit substantive amendments to the law regulating NGOs. According to information received by the Observatory, the Egyptian Government plans to increase the powers granted to the General Federation of Civil Associations – the chairperson of which is appointed by the Government. The agency will be given the authority to decide on key issues in the internal life of an NGO such as the establishment and registration of NGOs, as well as on the allocation of funds and permission to conduct specific activities at its own discretion. Rather than creating a more favourable environment through amending the law, the General Federation of Civil Associations will duplicate some of the current responsibilities of the Ministry of Social Solidarity and take repression a step further by providing the latter with an exclusive list of organisations for whom "it is acceptable to receive funding from abroad". The Ministry of Social Solidarity currently has the authority to close down NGOs at will, while taking only the "opinion" of the General Federation of Civil Associations. To date, the role of the General Federation of Civil Associations is currently limited to "enhancing the contribution of civil society association in developing society" and its activities include administering studies and training courses, and placing a general vision for the role of NGOs in society.

According to Egyptian human rights NGOs, these amendments are contrary to freedom of association and will reassert the hegemony of the Executive over NGOs. The General Federation of Civil Associations will effectively force civil society organisations to process all crucial decision through an additional regulative agency that is totally controlled by the Executive, in addition to the Ministry of Solidarity and the National Security services within the Ministry of the Interior.

The Observatory condemns the persistent interference by the Egyptian Executive in the legitimate activities of civil society organisations in the country, and fears its increase, should such oppressive amendments be passed. The Observatory considers that the adoption of these amendments would blatantly violate regional and international human rights instruments that guarantee freedom of association, in particular the International Covenant on Political and Civil Rights, the African Charter on Human and People’s Rights and the provisions of the Declaration on Human Rights Defenders, adopted by the United Nations General Assembly on December 9, 1998. The Observatory requests Egyptian authorities to bring the amendments strictly into line with Egypt's legal commitments in terms of human rights protection and promotion.

Tunisie - EMHRN-Observatoire : Prise de contrôle du Syndicat National des Journalistes Tunisiens par le pouvoir (16/09/2009)

Copenhague-Paris-Genève, le 9 septembre 2009 : Le Réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme (REMDH) et l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, un programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), dénoncent avec la plus grande vigueur la prise de contrôle du Syndicat National des Journalistes Tunisiens (SNJT).

Ce mardi 8 septembre, le tribunal de première instance, siégeant en référé, a confirmé la reprise des locaux par le nouveau bureau exécutif du Syndicat National des Journalistes Tunisiens (SNJT), désormais majoritairement composé de membres du Rassemblement Constitutionnel Démocratique (parti au pouvoir).

Depuis la publication de son premier rapport annuel sur la liberté de la presse en Tunisie, en mai 2008, les autorités tunisiennes n’ont eu de cesse de multiplier les obstacles à l’action du SNJT. En mai 2009, quatre membres du bureau exécutif ont présenté leur démission de manière rapprochée, ce qui a impliqué, en vertu du règlement interne du syndicat, la dissolution du bureau exécutif. Le président du bureau exécutif légitime a alors annoncé la tenue d’élections pour le 12 septembre (via un congrès extraordinaire), mais les partisans du pouvoir actifs au sein du syndicat, ont alors pris appui sur leur majorité au sein du bureau exécutif élargi (composé du bureau exécutif ainsi que des présidents des commissions internes et des présidents des sections régionales) pour organiser un congrès extraordinaire le 15 août[1], qui a conduit à la désignation d’un nouveau bureau exécutif. Ce dernier a alors intenté une action en justice en vue de récupérer les locaux de l’organisation. Le jugement du mardi 8 septembre a fait droit à cette demande. Il est intervenu alors que le tribunal ne s’est pas encore prononcé sur le fond de l'affaire, à savoir la légalité du congrès extraordinaire organisé le 15 août[2].

La décision du tribunal de première instance implique l’évacuation immédiate des locaux de ceux qui représentaient l’organisation jusque là. Avant même le prononcé du verdict, le local du SNJT a été rendu inaccessible via un cordon policier impressionnant. Le président du bureau exécutif légitime, M. Néji Bghouri a même fait l’objet d’une agression physique et verbale totalement inadmissible de la part de forces de sécurité.

Le REMDH et l'Observatoire s’indignent de ce nouveau « pustch » associatif, et rappellent les précédents qui ont notamment touché la Ligue Tunisienne de Défense des Droits de l’Homme (LTDH) et l’Association des Magistrats Tunisiens (AMT), au cours des dernières années. Nos organisations notent qu'une étape supplémentaire a été franchie par le pouvoir dans ses efforts de mettre au pas ou de paralyser les organisations indépendantes de la société civile.

Le REMDH et l’Observatoire assurent le bureau légitime du SNJT de son entière solidarité et appellent les autorités tunisiennes à :

  • annuler la décision d'attribuer les locaux au bureau exécutif issu du congrès extraordinaire du 15 août, à reconnaître le caractère illégal du congrès extraordinaire, tenu le 15 août, et à permettre la tenue d’élections libres à une date ultérieure fixée par le président du bureau exécutif légitime aux fins de désigner un nouveau bureau exécutif ;
  • mettre un terme à toute forme de harcèlement à l’encontre de toutes les structures indépendantes et de tous les défenseurs des droits de l’Homme afin qu’ils puissent exercer leur profession et mener leur activité de défense des droits de l’Homme librement et sans entrave ;
  • se conformer aux dispositions de la Déclaration des Nations unies sur les défenseurs des droits humains, adoptée par l'Assemblée Générale des Nations Unies le 9 Décembre 1998 ainsi qu’à l’article 22 relatif à la liberté d’association du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, ratifié par la Tunisie le 18 mars 1969.